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[Témoignage] Diagonale des fous

L'equipe BillaTraining met à l'honneur Cyril B, qui a participé à la dernière édition de la Diagonale des Fous. Merci pour sa confiance dans l'entrainement BillaTraining. Voici son témoignage.

1999-2017, dix huit ans plus tard l’envie de refaire la grosse traversée Sud Nord de cette belle ile de la Réunion et de fouler de cirque en cirque, ses sentiers techniques et tourmentés m’a repris.

Me voila donc en ce Jeudi soir 22h sur la ligne de départ avec 2700 autres fous. Pour ma part ce sera au moins 2 nuits et une journée de marche/course non stop pour cet ultra de 165 km et 10000 D+ revendiqué comme le plus difficile.

Je me sens prêt avec une solide détermination, et une relative fraicheur physique 5 semaines après la Transalpinerun, et un bon mental grâce à l’entrainement de cet été.

Depuis la fin du printemps grâce à l’équipe BillatTraining j’ai remis des « «séances de qualité » dans ma préparation de manière progressive et agréable.
J’ai intercale, ces séances courtes et personnalisés qui travaillent de manières originales les différents facteurs de performances (force, efficacité cardiaque, tolérance à l’acidose, perception), avec des séances typiques de la préparation de l’ultra (sorties courtes et longues avec dénivelés en montagne).

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Déjà au bout de quelques semaines lors de ma dernière course de préparation, la Transalpinerun sur l’arc alpin Autrichien en équipe avec Myriam mon épouse (270km 16000 D+ en 7 étapes) je me sens en forme et presque facile malgré la difficulté de l’épreuve. C’est pourquoi au départ de la Diagonale je suis en confiance malgré les difficultés de ce non-stop très technique.

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En cet été Austral, la première nuit de cette diagonale est studieuse, layons et chemins forestiers montent sur les pentes du Volcan. La fin de nuit dans les pâturages de Nez de bœuf avec sa fraicheur s’accompagne des premiers signes de fatigue, et de difficultés digestives, régurgitation à chaque gorgée froide, il va falloir gérer.

Dans la chaleur déjà brulante de la matinée de vendredi, le cheminement qui me sépare de Cilaos est propice au doute et à la réflexion. Sente dans la forêt, amoncellement de rochers, échelles, marches diverses, le chemin remonte lentement vers le coteau Kerveguen. Dans la descente vertigineuse je retrouve enfin un peu d’ombre et le moral pour profiter de ce magnifique parcours sans stress et aller chercher la ligne d’arrivée en mode confort.
Reparti réhydraté, douché, nourri, massé, de la base vie vers midi, je croise les cascades de « bois rouge », avant de gravir le col du Taibit chemin surréaliste entre à pic et végétation, puis d’atteindre en fin d’après-midi le paisible Ilet de Marla « carrefour des GRs ».

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Je trottine dans le crépuscule, puis la nuit de ce vendredi. Rivière des galets, col des fourches où nous croisons quelques vaches, col des vaches sans vaches, plaine des merles où des oiseaux gazouillent et c’est le point de contrôle. Pas de possibilités de dormir ici, il est 20h30 alors je m’enfonce sur le « sentier scout » en direction du prochain ravitaillement. Descentes, montées se succèdent interminablement, la nuit est de plus en plus douce et le couvert forestier agréable. Le besoin de dormir devient pressant. Enfin à 23h arrivé à « Ilet à bourse » je m’enroule dans ma couverture de survie et dors une heure.

Le vent me réveille, reposé je repars pour la plus belle partie du parcours le merveilleux cirque de Mafate. Montée sablonneuse, descente vertigineuse, passage à gué, donnent l’impression de faire des tours et détours dans ce dédale de montées et descentes. Quelques hallucinations dus à la fatigue aussi et puis sur un plateau c’est l’école de Roche plate. Une courte pause et l’aube de ce samedi me trouve au pied du Maido et ses 1000m de falaise qui paraissent infranchissable. Pas après pas au soleil dans les marches rocheuses je sors du cirque 3 heures après avoir quitté Roche plate.

Il est 7h30 ce samedi, je cours/marche depuis plus de 30 heures, il reste environ 50 km alors j’envisage de terminer ce soir. Crête vallonnée, longue descente dans la forêt et les champs de géraniums, j’atteints la seconde base vie à 40 km de l’arrivée.

Je me refais une santé (Crêpes, douche, mini sieste) et quitte « Sans Soucis » en trottinant vers 12h. « Rivière des galets », champs de cannes, dédale de pierres et d’arbres, de ravines en sentiers, le tracé nous balade dans la lourdeur du bord de mer. Ravitaillement de la possession et le public chaleureux, calvaire dans la remonté brulante du chemin des Anglais et ses pavés de roche de lave noire, J’avance.

Samedi 18h30, il me reste à gravir, dans la fraicheur du crépuscule, la dernière monté vers la montagne du Colorado puis la descente sur Saint Denis.

Samedi 22h30 je savoure les 200 derniers mètres dans le stade de la Redoute où se déroule l’arrivée. J’ai « couru » 48h30, j’ai survécu une fois de plus, et avec beaucoup de plaisir.

A la réflexion, j’ai géré les difficultés du terrain, la longueur de l’épreuve, la fatigue et le manque de sommeil, sans vraiment quitter une zone de confort grâce à une réserve énergétique fruit des séances BillatTraining.
Convaincu par cette première expérience avec la méthodologie de Véronique Billat, j’envisage de préparer mes objectifs de la saison prochaine de manière plus spécifique avec l’équipe BillatTraining

Cyril B

BillaTraining

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